Presque tous les marins ont entendus parler de la légende du Hollandais volant, un célèbre vaisseau fantôme, mais personne ne sait à quand la naissance de cette histoire remonte, elle posséderait des racines fort anciennes. Plusieurs versions éxistent à son propos mais toutes sont difficilement vérifiables, car de nombreux récits ont été écrits et il n'est pas évident de s'y retrouver. Il semblerait qu'une première allusion au Hollandais volant apparu dès le XVIIe   siècle, on parle dans ce cas d'un navire commandé par un certain Barend Fokke, capitaine au long court qui naviguait pour la Compagnie des Indes Orientales, célèbre pour effectuer le trajet entre l'Europe et l'Asie avec une telle rapidité que certaines  rumeurs affirment qu'il semblait littérallement "voler sur l'eau". En 1678 ce capitaine mettait que trois mois et quatre jours pour arriver sur l'ïle de Java. Cependant d'autres rumeurs lui attribu l'assistance du Diable pour expliquer cette vitesse inabituelle, de plus le démon aurait logé à bord du navire sous la forme d'un caniche noir géant. En outre la laideur du visage du capitaine ajoutait à la crédibilité d'un pacte diabolique. Mais au court d'un de ses voyages le capitaine Fokke disparu avec son navire sans laisser la moindre trace, et quand la légende du Hollandais volant se développa ont lui en attribua le commandement.du navire fantôme. Selon certaines sources, le navire serait commandé par un autre capitaine du nom de Van der Decken.

  On trouve la première trace écrite de la légende dans un journal britannique en 1821. Un navire hollandais qui tente de franchir le cap de Bonne-Espérance est pris dans une tempête, l'équipage supplie le capitaine de gagner un abri mais celui-ci refuse et se calfeutre dans sa cabine pour fumer et boire. Tandis que la tempête redouble de violence, le capitaine défie le ciel de couler le batiment et une forme lumineuse se matérialise à bord du navire devant l'équipage terrorisé. Le capitaine injurie alors l'apparition et braque son arme sur elle et tire, mais le pistolet lui explose dans la main. Une voix s'élève alors << Puisqu'il te plaît tant de tourmenter les marins, tu les tourmenteras car tu sera le mauvais esprit de la mer. Ton navire apportera l'infortune à ceux qui le verront >>. La légende servira de support avec d'autres élèments de l'histoire au poète allemand Heine en 1834 pour un livre, qui servi de thème pour le livret de l'opéra du compositeur Richard Wagner en 1843.

  D'autres versions apparaissent au fil des années chacune comportent des variantes. Cependant elles sont toutes basées sur les mêmes constantes, le navire est hollandais et les apparitions (même les futures) se situent au niveau du cap de Bonne-Espérance. L'une d'elles mentionne également l'histoire d'un grand navire hollandais qui aurait quitté le port d'Amsterdam en 1680, à destination de Batavia, son capitaine était selon certains comme un personnage peu honnête, qui profitait de ses voyages pour s'adonner à la contrebande. Les rumeurs indiquent que ce navire aurait été abordé par le Diable au cours d'une tempête et avait coulé avec tout son équipage, mais ce navire fut aperçu peu après commandé par les fantômes de son équipage. Cette légende comporte aussi des variantes: le capitaine de ce batiment serait maudit pour avoir apareiller un vendredi Saint ou qu'il avait été assassiné par son équipage qu'il parvint à maudire avant de succomber. Peu après la peste se déclara à bord de ce bateau et fut refoulé de tous les ports où il tentait d'accoster. Il commença alors à dériver sans fin sur les mers.

  En 1881, le duc d'York (futur George V d'Angleterre) qui se trouvait sur un navire école de la Royal Navy fut témoins avec d'autres cadets de l'apparition du Hollandais volant, alors qu'il naviguait en direction de l'Australie, sa vision est noté dans un de ses carnet de route: << Au milieu d'une lumière rouge, on distingua nettement les mâts, les vergues et les voiles d'un brick à environ deux cents yards par bâbord avant. Le veilleur d'étrave signala le navire très proche et l'officier de quart le vit aussi, clairement, de la passerelle. Le midshipman de service l'aperçut également et fut envoyé sur le gaillard d'avant, mais, quand il y arriva, il ne put voir aucun signe de bateau matérialisé. La nuit était claire, la mer calme. Treize personnes au total ne pouvaient nier l'avoir vu. >>. Coïncidence ou malédiction le matelot posté dans le poste de vigie en haut du mât, tomba et fut tué sur le coup. Il fut de nouveau revu en 1939 par une douzaine de personne qui se baignaient sur la plage de Glencairn en Afrique-du-Sud au sud-est du Cap. Le vaisseau avait toutes ses voiles gonflées et traversa la mer à vive allure, bien qu'il n'y ait pas la moindre brise. Quoi qu'il en soit, la légende du Hollandais volant fait parti du folklore maritime auquel les anciens navigateurs croyaient parmi bien d'autres exemples de vaisseaux fantômes mentionnés dans des romans ou portés à l'écran.

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Vue d'artiste représentant le Hollandais Volant. (pinterest.com)