George Beurling est né à Verdun (Québec) le 6 décembre 1921. Il habite près d'un aérodrome et voit tous les jours des avions, ces engins le passionne et décide dès ses 9 ans de devenir pilote. Il prend les commandes d'un avion pour la première fois en 1933, avant de voler en solo cinq ans plus tard. Il quitte ses études pour travailler dans une compagnie aérienne de transport de fret située à Gravenhurst en Ontario et gagne bientôt son brevet de pilote commercial. George voulait partir combattre en Chine avec les Tigres Volants, mais passe quelques mois en prison pour avoir franchi illégalement la frontière américaine . Peu de temps avant le déclenchement de la guerre il décide de rejoindre la Royal Canadian Air Force mais il est refusé par son manque de qualifications scolaires. Ne voulant pas baisser les bras il projette de partir pour la Finlande (qui combattait les Soviètiques dans la Guerre d'Hiver), mais sans la permission de ses parents il doit une fois de plus abandonner. Le jeune homme prend alors place à bord d'un cargo pour regagner la Grande-Bretagne il arrive à Glasgow et se présente au bureau de recrutement de la Royal Air Force, mais il lui manque son certificat de naissance. Il retourne au Canada puis revient en septembre 1940 avec son acte de naissance. Il est finalement accepté et commence à s'entrainer au centre de formation opérationnel de la RAF de Hawarden au Pays de Galles. Au cours de son séjour à Hawarden il développe une bonne maitrise de son environnement de vol et par la capacité de prévoir dans son subconscient le trajet des balles jusqu'à la cible, (le tir par déflexion) il y travaille sans cesse lorsqu'il est au sol par des notes et des équations mathématiques qui au fil du temps deviendront pour lui automatiques, en outre il possède également une excellente vue.

  En décembre 1941 George Beurling nommé sergent-pilote est affecté au 403e escadron d'entrainement opérationnel qui venait de déménager à North Weald dans l'Essex. Le 25 décembre 1941, il participe à sa première mission à bord d'un Spitfire, il reste dans cette unité pendant quatre mois servant d'escorte aux bombardiers, plusieurs fois les Spitfire ont affrontés des chasseurs ennemis au-dessus de la Manche, mais Beurling n'a jamais eu l'occasion d'abattre l'un deux. A la fin du printemps, le jeune canadien change d'affectation et rejoint le 41e Escadron de chasse basé dans le Sussex. Ses deux premières missions au sein de sa nouvelle unité se passent sans incidents, mais à la suivante le 1er mai au-dessus de Calais son appareil reçoit des coups au but qui endommagent ses mitrailleuses. Cependant avec une courte rafale il touche un FW-190 allemand qui explose en plein vol. Deux jours plus tard au cours d'une mission au-dessus de la France il est placé en quatrième position de la formation (place réservée au nouveaux venus). George Beurling voit avant ses camarades un Focke-Wulf 190 ennemi ésseulé, il rompt la formation pour l'engager de ce fait il est séparé du reste de son groupe. Tout le monde le croyait mort, mais regagne sa base après les autres. Il affirmera avoir abattu le chasseur allemand au-dessus du Cap Gris-Nez mais en l'abscence de confirmation du sol sa victoire n'est pas crédité. Son escapade solitaire n'est pas du goût de son commandant qui le réprimende pour son indicipline. Beurling devient vite impopulaire auprès de ses camarades et de ses supérieurs de l'escadrille, en vol il réagit bien souvent sans réfléchir, son seul but est de remporter une victoire aérienne et au sol il ne se mêle pas aux activités du groupe et reste assez solitaire. Il finira par se porter volontaire pour l'étranger, ce qui lui sera accordé il part pour l'île de Malte.

  Le 9 juin 1942, George Beurling après avoir décollé du porte-avion britannique HMS Aigle se pose à Malte sur l'aérodrome du Squadron 249 de la RAF. Le 12 juin avec trois autres pilotes, il participe à un duel avec une formation de huit Bf 109 allemands, le Canadien revendique un avion abattu mais personne ne l'a vu s'écraser et George Beurling sera crédité d'un "probable". Le 6 juillet il descend deux avions italiens, puis un Bf 109 qui crible de balles à 800mètres de distance. A compter du 10 juillet 1942, son score atteint déja de cinq victoires confirmées ce qui lui confère le statut d'as. Il deviendra un des pilotes allié le plus connu du théâtre méditerranéen. Pendant son temps de service sur l'île il revendiquait plus de 27 victoires ce qui un des scores le plus haut atteint par un pilote de la Royal Air Force durant la campagne. C'est pendant son séjour en Mediterrannée qu'il est surnomé Le Faucon Maltais. Le 14 octobre il est abattu à son tour et bien que blessé il saute en parachute au-dessus de la mer et sera repêcher puis hospitalisé. A la fin d'octobre 1942, le pilote canadien à été renvoyé en Angleterre, mais le bombardier B-24 qui le transportait s'écrase à Gibraltar, Beurling et deux autres personnes seront les seuls survivants. Ensuite il rejoint le Canada en tournée pour vendre des emprunts de guerre rencontrant le premier Ministre MacKenzie King lors d'un défilé à Verdun dans sa ville de naissance. Hospitalisé pour plusieures semaines à cause de ses blessures de guerre et son mauvais état de santé général, puis dans un même temps il rencontre sa future femme Diane Whittal à Vancouvert. Beurling est également promu Flying Officer.

  De retour en Grande-Bretagne George Beurling est affecté en qualité d'instructeur à l'Opérational Training Unit de la RAF. Le 27 mai il est muté à l'école de Sutton Bridge pour former les élèves pilotes au tir aérien. Le 8 juin son Spitfire s'écrase accidentellement après un incendie de son moteur, il sort miraculeusement indeme. En septembre il est transféré à l'aviation royal du Canada au Squadron 403 (son ancienne unité) basé à Kenley dans le Surrey où il pilote le nouveau Spitfire IX. Au cours du même mois il descend un FW 190, mais demande à son chef de pouvoir piloter un P-51 Mustang qui possède un rayon d'action supérieur pour faire des raids de chasse en Allemagne, sa demande est rejeté.Bien qu'élevé au grade de Flight Lieutenant son chef est agacé par son indicipline si bien que son supérieur le menace de l'envoyer devant une cour martiale. Finalement Beurling sera transféré au 412e escadron. Là encore il entre en conflit avec ses supérieurs qui se plaignent de son indicipline et son manque d'esprit d'équipe. Il revendique sa dernière victoire le 30 décembre en abattant un Fw 190 allemand au retour d'une mission d'escorte de bombardiers à Compiègne en France. George Beurling revient au Canada en avril 1944 où il reçoit des décorations, il fera même une tentative pour intégrer les rangs de l'US Air Force, mais son temps de vol de guerre est terminé, il fini la guerre au grade de chef d'escadron avec un total de 31 victoires, neuf affirmée endommagé et décoré de la Distinguished Flying Cross, la Distiguished Service Order et la Distiguished Flying Medal avec barrette. Son mariage prend fin en mars 1945, mais n'est pas officiellement divorcé. Il à survécu à la guerre, mais n'a jamais pu s'adapter à la vie civile.

  Il est recruté en 1948 par l'armée de l'air israélienne pour voler sur P-51 Mustang. Il trouve la mort a 26 ans, le 20 mai 1948 alors qu'il pilotait un Norsemann Noordyun de transport lors de son aprroche du terrain d'atterrissage de l'Aéroport dell'Urbe à Rome au cours d'un vol d'essai. L'avion avait prit feu avant de se poser. Ses obsèques se déroulent à Rome, mais sans la présence de sa veuve et la famille proche, le cerceuil fut dans un premier temps inhumé dans un cimetière protestant derrière la pyramide de Cestia à la demande de sa femme. Puis en novembre 1950 le cerceuil de Beurling est exhumé et transféré à l'aéroport d'Haïfa recouvert du drapeau d'Israel il est conduit dans une base militaire , où il fut veillé silencieusement par une garde d'honneur composé de jeunes aviateurs.Le corps est réenterré dans un cimetière des forces armées israéliennes au pied du Mont Carmel après un hommage rendu par des avions de chasse de l'armée de l'air israélienne.

                   GeorgeBeurling

   Squadron Leader George Frederick  Beurling RCAF/RAF 1921-1948. (Chosen People Ministries (Canada) ).