Marie-Louise Bombec de son vrai nom est née à Limoges le 27 février 1898. Elle perd son père à l'âge de 11 ans, adoléscente elle exercera le métier de piqueuse sur cuir dans une usine de chaussures. Mariée une première fois, elle donne naissance à un fils qui va mourir très jeune. Divorcée, elle va se remarier avec le lieutenant Louis Bastié, officier pilote, qui était également son filleul de guerre, le couple s'installe près de Fiac, proche de Toulouse. Grâce à son époux la jeune femme va découvrir sa passion pour l'aviation.

  Maryse Bastié obtient son brevet de pilote le 29 septembre 1925 sur l'aérodrome de Bordeaux-Teynac, (futur Bordeaux - Mérignac).  Une semaine plus tard elle passe avec son avion sous les câbles du pont transbordeur de Bordeaux. En novembre 1925, elle réalise son premier voyage aérien de Bordeaux à Paris, qu'elle divise en six étapes. L'année suivante, son mari trouve la mort dans un accident aérien, loin de se décourager, Maryse Bastié ouvre son école de pilotage et devient monitrice de vol. L'école ferme ses portes six mois après sa création. Elle monte alors à Paris et commence à donner des baptêmes de l'air et fait de la publicité aérienne. Elle s'achète son premier avion un Caudron C 109 de 40ch, mais n'à plus assez d'argent pour le faire voler. Drouhin un pilote va l'aider financièrement. En 1928, avec lui elle va établir le premier record féminin homologué sur une distance de 1 058 kilomètres à Treptow en Poméranie.

  L'année suivante l'aviatrice signe un nouveau record de France féminin de durée de vol de 10h30, puis un record international féminin avec un vol d'une durée de 26h44. Peu de temps après elle est battue par la française Lena Bernstein qui vole pendant 35h45. Bien décidée à l'emporter Maryse Bastié  décolle le soir du 2 septembre 1930 avec un Klemm L 25 modifié et se pose le surlendemain après une durée de vol de 37h55. Elle établit par la suite un record de distance de 2 976km entre Paris et Uring en URSS. Cet exploit lui vaudra d'être décoré de la croix de chevalier de la Légion d'honneur et le Hamond Trophy américain, devenant la première française à l'obtenir. Elle s'investira  dans un autre projet qui lui tient à coeur. Avec d'autres femmes pilotes, comme Adrienne Bolland et Hélène Bouchet, elle soutient la candidate Louise Weiss, militant pour le vote des femmes, qui se présente aux élections législatives de 1934 dans le 5e arrondissement de Paris.

  En 1935, elle ouvre à Orly l'école "Maryse Bastié Aviation" et reçoit les encouragements de Jean Mermoz. En décembre 1936, en solitaire, l'aviatrice réalise la traversée de l'Atlantique Sud entre Dakar et Natal à bord d'un Caudron Simoun. Lorsque la seconde guerre éclate elle offre ses services à la Croix Rouge dès 1940, notamment auprès des prisonniers français regroupés au camp de Drancy. Au cours d'un départ d'un convoi vers l'Allemagne, elle se casse le coude droit dans une chute après avoir été bousculée par une sentinelle allemande. Elle en gardera une infirmité permanante et ne volera plus. Sous couvert de son statut d'activités à la Croix Rouge elle collecte des renseignements sur l'occupant.  En 1951 elle entre au service de relations publiques du Centre d'essais en vol avec le grade de capitaine. Lors d'une de ses missions, elle meurt tragiquement à 54 ans le 6 juillet 1952 lorsque le Noratlas dans lequel elle était passagère s'écrase après un meeting aérien sur l'aérodrome de Lyon-Bron. L'aviatrice française sera inhumée au cimetière parisien de Montparnasse. A son décès elle totalisait 3 000 heures de vol.

  Après sa mort diverses rues et avenues, des établissements scolaires et la 3e ligne du tramway d'Île de France porteront son nom. Un timbre à son effigie à également été émis.

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Marie-Louise Bombec alias Maryse Bastié 1898-1952. (aama.museeairespace.fr)

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L'aviatrice à ses débuts en 1920. (carte-postale ancienne auteur incoonu / domaine publique)

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1930 à bord du Klemm L25. (janinetissot.fdaf.org) 

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(pabqt.free.fr)

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(genealogie87.fr)

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Le Nord 2501 "Noratlas" , c'est sur un de ces appareils qu'elle trouve la mort. (Mike Freer)