Chasseur français conçu en 1934 par l'industriel aéronautique Emile Dewoitine, pour donner suite à un appel d'offres de l'armée de l'air française recherchant un chasseur pour succéder au Dewoitine D-510 et capable d'atteindre les 520 km/h (d'où son nom). Projet mené par la Société nationale des constructeurs aéronautiques du Midi (issue de la nationalisation des ateliers Dewoitine). En 1938 trois prototypes sont fabriqués, le premier vole pour la première fois le 2 novembre 1938. Il est équipé d'un moteur Hispano-Suiza 12Y21 de 890ch, mais ne dépassera pas les 480 km/h. Remotorisé par un 12Y29 et une hélice à pas variable, à la suite d'un accident, il atteind la vitesse de 825 km/h en piqué, avec le pilote d'essai Leopold Galy aux commandes.

  Le premier appareil de série sort des chaines de montage en novembre 1939, avec un moteur Hispano-Suiza 12Y45 de 935ch, quatre mitrailleuses MAC34 Mod39 de 675 coups logées dans les ailes et un canon de 20mm HS-404 d'une capacité de 60 coups, tirant à travers l'axe d'hélice. L'armée de l'air française réceptionne ses premiers D-520 à partir de janvier 1940, devenant vraiment opérationnels qu'en mai. Après l'armistice 437 exemplaires auront été produits et 351 livrés. La production repart en avril 1941, pour équiper les forces aériennes du régime de Vichy qui passe une commandes pour 550 appareils. Certains qui furent pris intacts par les Allemands après la Campagne de France en 1940, serviront d'avions d'entrainements pour les pilotes de la Luftwaffe, où furent expédiés aux forces aériennes des pays de l'Axe, notamment 150 qui vont combattre en Hongrie. En 1944 les D-520 repris aux armées d'occupation équipèrent le 1er groupe de chasse FFI, commandé par Marcel Doret, pour participer à des missions sur la région de Bordeaux et la poche de Royans.

  Moins rapide que son homologue allemand, le Messerschmitt BF-109, il s'avéra nettement plus maniable, il fut un des seuls appareils qui pouvait lui résister pendant la Campagne de France. Cependant en raison du peu d'exemplaires déjà produits il arriva trop tard dans les différents groupes de chasse pour espérer inverser le cours de l'histoire. Lorsque les forces allemandes envahissent la France, la seule escadrille française à être dotée du Dewoitine D-520 est le Groupe de chasse I/3, qui aligne seulement 34 chasseurs opérationels. Cette unité revendique ses premières victoires le 13 mai 1940, abattant deux avions de reconnaissance Henschel Hs 126 et un bombardier Heinkel He 111, sans aucune perte.  Elle sera rejoint deux jours plus tard par Le GC II/3. Le D-520 est titulaire de 147 victoires (108 confirmées et 39 probables) en combats aériens, contre la Luftwaffe allemande et la Regia Aeronautica italienne, pour la perte de 54 avions. Le 8 novembre 1942, lors du débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, les pilotes du GC III/3 basés à Tafrapoui en Algérie, vont abattre 9 avions américains, pour la pertes de 7 des leurs.

  Après la guerre le D-520 reprend du service,un petit nombre sera reconditionné en appareils deux places avec double commandes en tandem, servant pour l'entrainement des pilotes de l'armée de l'air qui l'utilisa jusqu'en 1953, où il fut retiré du service actif, pour faire place aux jets à réaction.

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Dewoitine D-520. (fr.soc.politique.narkive.com)

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Un de ceux capturés et réutilisés par la Luftwaffe. (ww2fighters.e-monsite.com)

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(museeairespace.fr)

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(warthunder.com)

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Athènes 1941, D-520 de la 5e escadrille de l'armée de l'Air du régime de Vichy. (crash-aerien.aero)

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(bbs.hitechcreations.com)