Jules Bianchi est né le 3 août 1989 à Nice, il est issu d'une famille célèbre dans le sport mécanique puisqu'il est le petit fils de Mauro Bianchi et petit-neveu de Lucien Bianchi, deux coureurs qui se sont illustrés au cours des années 1960. Il pilote ses premiers karts dès l'âge de trois ans discipline à laquelle il s'adapte très vite. Adolescent Jules participe à son premier championnat, mais à cause d'un matériel limité, les premières courses sont decevantes. Boosté par ces expériences sa motivation est décuplée et le jeune pilote commence à remporter plusieurs victoires, l'ammenant au niveau national et continental pendant la saison 2004 dont le terme le voit sacrer champion de France de karting junior et vice champion d'Europe junior. En 2005 il obtient de bons résultats empochant le titre de champion d'Asie-Pacifique puis l'année suivante il termine à la deuxième place finale en Coupe du monde karting. Ses performances poussent Nicolas Todt (fils de Jean et manager de Felipe Massa) à devenir le sien.

  Le jeune niçois fait ses premiers pas en monoplace lors de la saison 2007 pour le championnat de France, puis prend part à quelques courses du championnat d'Europe. Grâce à cinq victoires en treize courses, Jules Bianchi prend de l'avance sur son rival Mathieu Arzeno, et remporte le championnat de France ce qui en fait le plus jeune pilote à être couronné, ainsi que le premier français depuis Alain Prost à devenir champion de France de Formule Renault dès sa première saison. En 2008 il participe au championnat de Formule 3 Euro Series avec l'écurie ART Grand Prix codirigée par Nicolas Todt. Il obtient sa première victoire à Zolder pendant les Master de Formule 3, une épreuve hors-championnat et termine à la troisième place du championnat. Toujours chez ART Grand Prix, Jules est sacré le 11 octobre 2009 champion des Master Séries de F3 sur le circuit de Dijon, alors qu'il reste encore deux courses au calendrier du championnat.

   Son agent Nicolas Todt convainc la Scudéria Ferrari de prendre le jeune pilote pour remplacer le suppléant blessé de Felipe Massa. Jules participe alors à des essais pour les jeunes espoirs et impressionne. A la fin des essais la Scudéria annonce avoir signé un contrat à long terme avec le Français qui devra tout de même passer par la Ferrari Driver Academy afin de le préparer à son entrée en Formule 1. Par la suite il part de chez ART et rejoint l'écurie Force India où il occupe la place de troisième pilote F1 et devient vice-champion en Formule Renault Series 3,5 avec l'équipe française Tech 1 Racing. Le 11 novembre 2010 Ferrari annoce l'avoir engagé en tant que pilote essayeur, tout en conservant son poste à la Driver Academy. Fin janvier 2012 Jules fait forte impression après neuf séances d'essais à l'écurie Force India, ce qui en fait un candidat potentiel pour la saison 2013, mais l'écurie indienne l'écarte plus tard au profit d'Adrian Sutil. Grâce au soutien de la Scudéria, le Niçois est engagé par l'écurie Marussia F1 en remplacement du brésilien Razia. Malgrè quelques victoires durant la saison 2013, Marussia F1 Team termine à l'avant dernière place du championnat des Constructeurs, Jules lui termine à la 19e place du championnat des pilotes. Pour la saison 2014 l'écurie russe bénéficie d'un partenariat moteur avec Ferrari. Après l'adoption par la F.I.A. de la règle sur les numéros permanants des pilotes en F1, Jules Bianchi se voit attribuer le 17.

  La saison démarre plutôt mal pour le Français, au cours de la manche disputée en Australie il se qualifie à la 18e place, malgrè un problème moteur. Le lendemain, Bianchi dont les problèmes persistent est forcé de s'arrêter aux stands et perd six tours sur les leaders. Il termine non classé, mais satisfait d'avoir engendré les kilomètres afin de receuillir le maximum de données sur le groupe propulseur Ferrari. Lors du GP de Sepang en Malaisie, le pilote français souffre d'une angine et ne participe pas à la conférence de presse d'avant course des pilotes, il restera alité pendant quatre jours. Pendant les qualifications sous la pluie il réalise le meilleur temps sur son équipier. Mais lors de sa course dans le premier tour son pneu arrière gauche est percuté dans un virage par la Toro Rosso de Jean-Eric Vergne qui cherchait à le doubler, ne pouvant plus freiner efficacement la Marussia tape par l'extérieur la Lotus de Pastor Moldano, les deux Français sont contraints de rentrer aux stands, et Jules écope d'un "stop-and-go" de cinq secondes pour son accrochage avec Moldano, Vergne admet tout de même son erreur. Les GP s'enchainent mais la chance n'est pas du côté du Français, pendant l'épreuve de Bahreïn disputée de nuit il encore victime d'un accrochage avec la monoplace d'Adrian Sutil qui doit abandonner, et Jules à changer son pneu arrière gauche, il écopera également d'une pénalité, les commissaires lui retirant deux points sur son permis. Avec son plancher endommagé provoquant une perte d'appui Bianchi termine à l'avant dernière place. Pas plus heureux lors des manches suivantes en Chine et en Espagne, il obtient finalement une bonne neuvieme place au GP de Monaco, marquant ses premiers points de sa carrière de F1.

  Le 5 octobre 2014, pendant le GP du Japon, lors de son quarante-troisième tour sous une pluie battante, la Marussia de Jules Bianchi percute violemment une dépanneuse qui dégageait la Sauber de Sutil. Inconscient il est héliporté d'urgence à l'hôpital universitaire de Mie à 15 kilomètres du circuit de Suzuka, où il est opéré d'un hématome au cerveau. Les circonstances de son accident feront l'objet de fortes polémiques. Le lendemain un communiqué du responsable de la communication de la F.I.A. annonce que le pilote français souffre de liaison axonale diffuse, toujours inconscient le coureur est sorti du comas artificiel dans lequel il avait été placé et respire sans assistance. Le 19 novembre il est transféré dans l'unité de soins intensifs de l'hôpital universitaire de Nice, puis en réeducation le 30. Le 17 juillet 2015, Jules Bianchi succombe à ses blessures sans jamais avoir repris connaissance, il s'agit du premier accident mortel survenu en compétition de F1 depuis celui d'Ayrton Senna en 1994. Par la suite la F.I.A. décide de retirer le numero permanant du pilote. Jules Bianchi est inhumé le 21 juillet à Nice, son cerceuil est porté par Sébastien Vettel, Romain Grosjean, Felipa Massa et Jean-Eric Vergne. Le 26 juillet 2015, un hommage lui est rendu au cours du GP de Hongrie et une minute de silence est observée par tous les pilotes de F1 avant la course. Sébastien Vettel vainqueur de l'épreuve lui dédie sa victoire. En décembre 2015, le père du pilote avec le soutien du Prince Albert de Monaco annonce la création de la Fondation Jules Bianchi" destinée à soutenir les jeunes pilotes talentueux sans moyens financiers.

Formule-1-le-pilote-francais-Jules-Bianchi-est-mort

Jules Bianchi 1989 - 2015. (europe1.fr)

1280px-Formel3_DallaraF308_Bianchi09_amk

Circuit d'Hokenheim 2009 Jules Bianchi en F3 Euro series. (AngMokio)

1280px-Jules_Bianchi_2011_GP2_Silverstone

Sur la Lotus ART à Silverstone en 2011. (Chris Sinjakli)

Jules_Bianchi_2013_Catalonia_test_(19-22_Feb)_Day_4

En test sur la Force India février 2013. (Morio)

Jules_Bianchi_2013_Malaysia_FP2

Grand Prix de Malaisie 2013 Bianchi sur la Marussia. (Morio)

Jules_Bianchi_2014_Singapore_FP3

GP de Singapour 2014. (Morio)