Capitaine Georges Guynemer. Escadrille des Cigognes.
Georges Marie Ludovic Jules Guynemer de son patronyme complet est né le 24 décembre 1894 dans le 16e arrondissement de Paris, il deux soeurs aînées. Sa mère Julie Noémie Doynet est issue d'une famille noble descendant du roi Louis XIV, son père Paul Guynemer est un ancien officier de Saint- Cyr. Baptisé en octobre 1895, le jeune garçon à une santé défaillante, maigre et fragile son père doit lutter pour que son seul fils puisse atteindre l'âge adulte.Il passe sa scolarité au collège Stanislas à Paris il y prépare le concours d'entrée à l'Ecole Polytechnique, mais sa fragile santé ne lui permet pas de se présenter.
Le 2 août 1914, lorsque la guerre éclate, la famille est en vacances à Anglet, dans les Pyrénées-Atlantiques. Le jeune Georges se rend alors à Bayonne pour s'engager, mais les medecins militaires le trouvant trop chétif le déclarent inapte. Même avec les relations que son père à gardé dans l'armée celà ne donne rien. Un matin en voyant des avions militaires se poser sur le terrain de la plage d'Anglet il s'y rend pour demander aux pilotes comment entrer dans l'aviation. On lui répond qu'il faut se rendre à Pau à l'école de pilotage. Le 22 novembre 1914 il est engagé au titre du service auxiliaire comme élève mécanicien à Pau, mais sa situation ne lui permet pas de voler. Dès lors il y approfondit ses connaissances sur les avions, gardant l'espoir de devenir pilote. Après plusieurs refus, le capitaine Alphonse Bernard-Thierry, commandant de l'école fini par accepter de l'instruire en situation irrégulière le 21 janvier 1915, mandatant le pilote Paul Tarascon comme moniteur. Georges Guynemer poursuit sa formation au camp d'aviation d'Avord, il est breveté pilote d'aéro-club le 11 mars et obtient son brevet de pilote militaire fin avril. Le 8 juin il est affecté à l'escadrille MS3 (escadron de chasse 1/2 Cigognes).
Dès son arrivée aux Cigognes, Guynemer casse plusieurs avions à l'atterrissage, ce qui irrite son chef d'escadrille, le capitaine Brocard, mais son instructeur Jules Védrines prend sa défense.Guynemer finit par récupérer un Morane-Saulnier Type L, bâptisé le "Vieux Charles"ayant appartenu à Charles Bonnard parti se battre en Serbie. En juin 1915 il est promu sergent et reçoit la croix de Guerre. ses premières sorties consistent à des missions d'observations de mouvements de troupes et de réglage de l'artillerie. En vol il montre un excellent sang-froid et pilote avec une bonne maîtrise, essentiel pour que le photographe qui l'accompagne puisse prendre de bons clichés. Le pilote ne tarde pas à se faire remarquer en remportant sa première victoire aérienne en abattant un Aviatik C-1 avion de reconnaissance allemand, le 19 juillet au-dessus du village de Septmonts, dans l'Aisne. Deux jours plus tard il est décoré avec citation de la médaille militaire. Le 5 décembre 1915, l'ecadrille des Cigognes change d'appareils dorénavant equipée du chasseur Nieuport 10.
Quelques jours plus tard, le pilote français remporte sa troisième victoire contre un avion de reconnaissance au-dessus de Beuvraignes, au sud de Roye. A bord de ces avions plus performants, Georges Guynemer va très vite s'imposer comme un des meilleurs pilotes francais. Le 24 décembre 1915, jour de sa majorité il reçoit des mains du président de la République française Raymond Poincaré, la croix de chevalier de la Légion d'honneur et également cité à l'ordre de la VIe Armée pour avoir rempli des missions spéciales consistant à se poser derrière les lignes ennemies. Il obtient son statut d'As le 3 février 1916 en remportant sa cinqième victoire.et nommé sous-lieutenant à titre provisoire le 4 mars puis définitif le 12 avril. En mars 1916 les Cigognes quittent la VIe Armée pour participer à la bataille de Verdun. Bléssé par des éclats au visage et de deux balles dans le bras à la mi-mars, le sous-lieutenant Guynemer revient aux Cigognes le 26 avril. Il combat ensuite au-dessus de la Somme de juin 1916 à février 1917. Le 8 février Guynemer, qui sera nommé capitaine huit jours plus tard devient le premier pilote allié à abattre un bombardier lourd allemand Gotha G -III, à bord d'un Spad VII. Il enchaine les victoires, 7 pour le seul mois de mai 1917, dont 4 pour la journée du 25. Le capitaine Brocard commandant de l'escadrille décrit Guynemer comme "sa cigogne la plus brillante". Pour ce quadruplé il est promu officier de la Légion d'honneur par ordre du Grand Quartier général le 11 juin 1917.
En juillet 1917, il pilote la dernière version du Spad, le modèle XII, un avion très difficile à dompter pour un novice, mais avec lequel Guynemer obtient deux victoires supplémentaires les 27 et 28 juillet, lui permettant d'inscrire 50 victoires homologuées à son tableau de chasse. A la fin juillet il prend le commandement de l'escadrille des Cigognes, groupe de chasse de la 1ere Armée, poste qu'il occupe jusqu'au 7 août 1917. Le 11 septembre 1917 Georges Guynemer ne rentre pas d'une mission de combat, la semaine précédente les deux avions qui lui étaient attribués ont accumulé les pannes mécaniques. Le 11 septembre au matin, Guynemer doit effectuer une patrouille dans le secteur de Langemark. Il est accompagné par un ailier le lieutenant Jean-Bozon -Verduraz avec leurs Spad XIII. A 9h25 près de Poelkapelle le capitaine Guynemer aperçoit un avion d'observation allemand esseulé et plonge sur lui. Cependant Bozon-Verduraz remarque plusieurs Fokker au-dessus de lui. Il réussi à les disperser, mais lorsqu'il revient à l'endroit où son chef devrait être il n'y voit personne. Bozon - Verduraz chercha le capitaine Guynemer en vain et fut contraint de rentrer seul. Ni l'épave de son avion, ni son corps, ni ses effets personnels ne furent retrouvés, mais les Allemands annonceront qu'il a été abattu par le lieutenant Kurt Wissemann de la Jasta 3, qui sera tué au combat dix-sept jours plus tard. Le capitaine Georges Guynemer est porté disparu au combat par son commandant d'escadrille, le commandant Brocard ; le 25 septembre 1917, il est officiellement porté disparu par le ministère de la Guerre. Un témoignage tardif fut emit par un prisonnier allemand, capturé le 29 septembre il certifia qu'il avait été témoin de l'accident et avait identifié le cadavre du capitaine Guynemer. Il déclara que le héros français aux 53 victoires était mort d'une balle dans la tête et souffrait d'autres blessures, dont une jambe cassée et un doigt arraché. Ce soldat affirma en outre que le corps et l'avion de Guynemer avaient été pulvérisés par des tirs de barrage de l'artillerie britannique avant que les Allemands n'aient pu retirer le corps pour l'enterrer.

Capitaine Georges Guynemer. (1894 - 1917). (leparisien.fr)

(ebay.fr)

(The World's Work, 1917)

(SDASM Archives)

L'Aviateur devant son Spad VII " Vieux Charles ". (opex360.com)

Membres de l'escadrille des Cigognes dans la région de Reims. Georges Guynemer est le 2e en partant de la gauche. (Photographie du fort de la Pompelle)

Le cliché le plus connu de l'aviateur. (mustangsakura3.jimdofree.com/)

(mustangsakura3.jimdofree.com/)

Guynemer décoré par le général Franchet-d'Espèrey en juillet 1917. (Journal)

(lekepi.fr)

Georges Guynemer et le capitaine (puis commandant) Antonin Brocard. (Garitan)

(radiofrance.fr/)

(pinterest.ph)

(br.pinterest.com)